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Vieux 27/06/2006
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Par défaut Communication politique - la campagne des présidentielles de 2007

juin 06, 2006

La stratégie de communication de Ségolène Royal

Qui dirige la communication de Ségolène Royal ? Qui conseille la candidate à la candidature socialiste dans sa stratégie de communication ? S'agit-il d'une armée de conseillers issus du parti ? Ou s'agit-il d'une boite de Relations Publiques qui lui vend des conseils ?

Selon cet article du Monde (15/05/06), Ségolène Royal n'a pas de conseiller en communication (je grasse) :
Pas de gourou en communication, donc. Mais, "une à deux fois par semaine", Mme Royal s'entretient avec Nathalie Rastoin, directrice générale d'Ogilvy & Mather, cinquième groupe de communication en France, qu'elle connaît depuis près de dix ans et qui la conseille à "titre amical".
Segolène Royal qui est proche des vrais gens simples demande à sa vieille copine des conseils pour sa communication - et "à titre amical". Sous-entendu : c'est amateur et c'est gratuit... Voilà exactement une communication bien pensée et huilée. Qui peut croire une seconde que Ségolène Royal n'a pas une stratégie de communication au service de sa candidature ?

Ce même article nous en apprend un peu plus sur son "équipe" :
"l'équipe Royal (est) dirigée par Christophe Chantepy, président de l'association Désirs d'avenir. Pascal Talon, adjoint de Paul Boury, un autre "ami" qui possède sa propre société de communication, filiale du groupe Altédia, en fait partie. Tout comme Sophie Bouchet-Petersen, conseillère politique de Mme Royal, qui travaille auprès d'elle à la région Poitou-Charentes."
Encore des amis... Serait-on à une réunion Tuperware où des bons amis et des bonnes amies se refilent des bons tuyaux pour la popote ? Non, évidemment :
"L'association a permis de fédérer un autre réseau, celui des "pondeurs de notes". Entraînés par la popularité croissante de Mme Royal, des experts rejoignent aujourd'hui la candidate socialiste et lui rédigent, spontanément, ou sur commande de M. Chantepy, des notes sur l'éducation, les aides européennes, les réseaux de santé..."
Parmi ses experts, Le Monde nous explique qu'il y a :
"(des)membres du Conseil d'Etat, cadres de la fonction publique, DRH d'entreprises privées ou universitaires - comme la sociologue Dominique Meda. (...) Thierry Lajoie, président du directoire d'Achatpublic.com, premier site sur l'information et les appels d'offres des marchés publics, filiale pour partie de la Caisse des dépôts (...). (Il est) Ancien chef de cabinet de Laurent Fabius au ministère de l'industrie en 1983, à Matignon de 1984 à 1986, puis à l'Assemblée nationale de 1988 à 1989.
On aimerait en savoir plus. Non pas sur ses "réseaux" mais plutôt sur ses conseillers en stratégie et en communication. J'ai l'impression qu'en France les médias ne s'intéressent pas vraiment à ce sujet ? Ce genre de sujet serait-il considéré comme relevant de la "vie privée" du candidat ?
J'ajouterai qu'il intéressant de voir que ces derniers temps, Ségolène Royal a adopté le même type de stratégie que celle de Nicolas Sarkozy : s'attaquer régulièrement à un tabou permet d'occuper régulièrement le devant de la scène médiatique.
De la même manière que Nicolas Sarkozy s'est emparé du sujet de la sécurité, de la réforme des instutions de la Ve République, de la discrimination positive, de la représentation syndicale, de l'immigration, etc, Ségolène Royal s'attaque à la sécurité, et tout récemment aux effets négatifs des 35heures.
Si la stratégie est la même, l'approche est radicalment différente. Nicolas Sarkozy peut se prévaloir d'une certaine franchise dans l'approche. Il souhaite montrer qu'il a de l'assurance et assume ce qu'il dit. A l'inverse, Ségolène semble beaucoup moins franche (sa marge de manoeuvre étant limitée par un parti qui ne lui est pas tout entier dévolu) et contrainte de procéder par touches impressionnistes. Elle lance des critiques justifiées contre les 35heures, et le lendemain là voilà aussitôt contrainte de qualifier les 35heures de "conquête sociale de première importance".



http://w-next.typepad.com/whatsnext/...atgie_de_.html
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Vieux 27/06/2006
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Par défaut La galaxie Royal, naissance d'une webcandidate

Lundi 15 Mai 2006

La galaxie Royal, naissance d'une webcandidate


Les réseaux se structurent autour de la présidente PS de la région Poitou-Charentes


Par Isabelle Mandraud. Le Monde

Qui travaille pour Ségolène Royal ? Cette question, la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, candidate à l’investiture de son parti pour 2007, n’aime pas qu’on la lui pose. Parce qu’elle veut maîtriser sa communication au plus près, parce qu’elle juge nécessaire de "garder une part de mystère", selon sa propre expression, la socialiste favorite des sondages ne délègue à personne le soin de la représenter ou de parler à sa place. "Je ne suis pas sous tutelle", répète Mme Royal. Et puis elle s’est "un peu renseignée" : "Aux Etats-Unis, affirme-t-elle, (la presse) ne fait rien sur les proches des candidats."

Mme Royal veut surtout éviter les erreurs d’un Lionel Jospin aux mains des "communicants" en 2002 et se démarquer de ceux qui, comme Dominique Strauss-Kahn, mènent des batailles de courant dans le parti. Quant à afficher les réseaux d’experts d’un Laurent Fabius, il ne saurait en être question de la part de celle qui ne cesse de vanter "l’expertise citoyenne" et "l’intelligence des Français". C’est la méthode qu’elle s’est choisie : occuper le devant de la scène médiatique, tout en paraissant accessible, "à l’écoute". Ce qui ne l’empêche pas de surveiller le moindre détail et d’interdire à ses collaborateurs, par exemple, de porter des lunettes noires lorsqu’ils se déplacent en sa compagnie...

"A TITRE AMICAL"

Pas de gourou en communication, donc. Mais, "une à deux fois par semaine", Mme Royal s’entretient avec Nathalie Rastoin, directrice générale d’Ogilvy & Mather, cinquième groupe de communication en France, qu’elle connaît depuis près de dix ans et qui la conseille à "titre amical". Pour Mme Rastoin, issue elle-même d’une "dynastie politique de Marseille" - son père était maire de Cassis, son grand-oncle adjoint de Gaston Defferre -, "jamais l’écart n’a été aussi grand entre Paris et la province". Le site Internet Désirs d’avenir (DA) de Mme Royal permettrait, selon elle, de recréer un lien entre le politique et le citoyen. "J’y crois beaucoup, assure Mme Rastoin, qui fait partie du noyau dur de l’équipe de DA. C’est une pensée très simple partagée par plein de gens. Ce qui m’épate le plus, c’est que nous ayons été les premiers à penser le faire."

C’est ici que s’est formée l’équipe Royal, dirigée par Christophe Chantepy, président de l’association Désirs d’avenir. Pascal Talon, adjoint de Paul Boury, un autre "ami" qui possède sa propre société de communication, filiale du groupe Altédia, en fait partie. Tout comme Sophie Bouchet-Petersen, conseillère politique de Mme Royal, qui travaille auprès d’elle à la région Poitou-Charentes.

Qu’importe que les forums des internautes prennent parfois l’allure d’un bric-à-brac. La démarche "crée du contenu" et elle a permis d’essaimer sur tout le territoire des comités locaux de soutien - plus de deux cents à ce jour.

L’association a permis de fédérer un autre réseau, celui des "pondeurs de notes". Entraînés par la popularité croissante de Mme Royal, des experts rejoignent aujourd’hui la candidate socialiste et lui rédigent, spontanément, ou sur commande de M. Chantepy, des notes sur l’éducation, les aides européennes, les réseaux de santé... En fin de journée, le 25 avril, dans les sous-sols de l’Assemblée nationale, une assemblée générale, où étaient présentes Nathalie Rastoin et Sophie Bouchet-Petersen, a permis pour la première fois d’en réunir plus d’une centaine - membres du Conseil d’Etat, cadres de la fonction publique, DRH d’entreprises privées ou universitaires - comme la sociologue Dominique Meda. Mme Royal y a constitué le début de réseaux qui lui manquait, notamment en économie. Thierry Lajoie, président du directoire d’Achatpublic.com, premier site sur l’information et les appels d’offres des marchés publics, filiale pour partie de la Caisse des dépôts, était du nombre. Ancien chef de cabinet de Laurent Fabius au ministère de l’industrie en 1983, à Matignon de 1984 à 1986, puis à l’Assemblée nationale de 1988 à 1989, il a adhéré avec "le désir de se réengager". "C’est extrêmement artisanal, confie-t-il, mais cela faisait longtemps que je n’avais pas senti une telle chaleur dans un cénacle socialiste. Et puis cette idée de faire péter les cloisonnements me plaît." Chacun peut en effet sortir de son domaine. Les experts cooptent leurs amis. Et les notes s’accumulent.

Côté culture, la candidate, qui a reçu le soutien de Diam’s et de Carole Bouquet et récemment partagé le même plateau de télévision que Jamel Debbouze, sur Canal+, peut compter sur son ami Bernard Murat, directeur du Théâtre Edouard-VII, qui fut membre du comité de soutien de Bertrand Delanoë aux municipales de 2001 et de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002, mais aussi sur le soutien de l’incontournable Pierre Bergé, ex-associé d’Yves Saint Laurent, qu’elle a récemment rencontré. "Je ne peux pas ignorer ce qui se passe, dit-il. La grande différence entre Ségolène Royal et les autres, c’est qu’avec elle il s’agit d’un fait de société. Les Français sont prêts à élire une femme. Et puis, quand elle parle de la famille, elle a entièrement raison, et quand elle fait référence à Tony Blair, ça me plaît plutôt que ça me choque."

PREMIER CERCLE

Dans le Parti socialiste, Mme Royal mène une autre campagne pour être investie par les militants fin novembre. Mais là aussi, les frontières avec Désirs d’avenir sont poreuses. Des élus s’engagent dans les comités locaux, comme les cinq adjoints du maire d’Angers, Jean-Claude Antonini, qui s’apprêtent à créer le leur. Au premier cercle des partisans de Mme Royal, dans lequel figure le porte-parole du PS, Julien Dray, s’ajoute désormais un deuxième, constitué des ralliés, des maires comme Gérard Collomb, à Lyon, des sénateurs comme François Marc (Bretagne) ou des premiers secrétaires de fédération (Lot-et-Garonne, Var, Dordogne...). Mais il y a une ombre au tableau. Mme Royal est encore loin d’avoir fait le plein dans sa propre région de Poitou-Charentes. Pour l’heure, ni le maire de Niort ni celui de Poitiers ne sont sortis de leur mutisme. Et ce sont des sergents recruteurs extérieurs, comme Patrick Mennucci, de la fédération des Bouches-du-Rhône, qui battent le rappel dans le parti.

Article paru dans Le Monde. L’édition du 16.05.06

http://www.mediterraneas.org/article...id_article=506
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Vieux 27/06/2006
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Par défaut Le réseau de Ségolène Royal

Le réseau de Ségolène Royal

LEMONDE.FR | 16.05.06 |
Images attachées
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Vieux 27/06/2006
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Par défaut Nicolas Sarkozy et la communication

Nicolas Sarkozy et la Communication

Nicolas Sarkozy est l'homme politique français dont le travail de communicant est le plus commenté. Selon les opinions, sa communication est considérée comme brillante, professionnelle, ou démagogique, voire populiste. Mais peut-on aller au-delà de ces jugements tranchés et se risquer à une analyse rigoureuse du sujet ? C'est le défi qu'ont tenté de relever Claire Artufel et Marlène Duroux.

L'auteur vu par l'éditeur
Claire Artufel est consultante spécialisée en communication institutionnelle publique et en études d’opinion.

Marlène Duroux est journaliste (France 3, presse écrite). Elle est aujourd'hui à la tête des Editions des Guides Métrophone. Jacques Gerstlé est Professeur au Département de science politique de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Plus d'infos sur www.editionspepper.com

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Vieux 27/06/2006
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Par défaut Communication de Nicolas Sarkozy à 100 minutes

Lire le mémoire complet : http://memoireonline.free.fr/memoire...n-sarkozy.html





Citation:
UNIVERSITE PARIS XIII VILLETANEUSE


UFR DES SCIENCES DE LA COMMUNICATION


Mémoire de Maîtrise
d'Information et Communication




Yan Chantrel

Sous la direction de Mme Elisabeth CAZENAVE, Maître de Conférences en sciences de l'Information et de la Communication à l'Université de Paris XIII

Septembre 2005









SOMMAIRE


Citation:
Introduction

I/ Communication politique et télévision

A/ La communication politique

B/ La politique à la télévision
1/ Historique des émissions politiques
2/ 100 minutes pour convaincre


II/ Communication de Nicolas Sarkozy


A/ Plan média de Nicolas Sarkozy
1/ Portrait de Nicolas Sarkozy
2/ Son livre : libre


B/ Communication du ministre de l'intérieur
1/ Contexte politique de sa nomination au ministère de l'intérieur
2/ Une omniprésence médiatique


III/ Nicolas Sarkozy à 100 minutes pour convaincre

A/ Place de 100 minutes pour convaincre dans sa communication
1/ Préparation de l'émission par Nicolas Sarkozy
2/ Entretien avec Franck Louvrier, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy


B/ Image de Nicolas Sarkozy

C/ Argumentation de Nicolas Sarkozy

D/ Effets et conséquences de l'émission
1/ Revue de presse au lendemain de l'émission
2/ Interview de Pierre Giacometti, président de l'institut de sondage Ipsos

Conclusion

Bibliographie

Annexes
Lire le mémoire complet : http://memoireonline.free.fr/memoire...n-sarkozy.html

Fichiers attachés
Type de fichier : doc communicationSarkozy.doc (410,5 Ko, 285 affichages)
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Vieux 27/06/2006
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Par défaut La plateforme de blogs du parti socialiste est active

La plateforme de blogs du parti socialiste est active

Le parti socialiste annonce que sa plateforme de blogs, lancée le 10 mai en version béta, est désormais active.

Elle est destinée dans un premier temps aux sections, fédérations et élus du PS, puis aux militants, et a pour but "d'amplifier le mouvement de présence en ligne et dans la blogosphère du PS".

Après avoir envisagé d'utiliser une des plateformes de blogs disponibles sur le marché, le parti socialiste a finalement décidé d'utiliser Wordpress pour motoriser sa plateforme qui sera animée par un "blog amiral" donnant des informations, des conseils pratiques, et proposant un annuaire des blogs socialistes.

"La présence sur le web aura un impact non négligeable dans les échéances électorales à venir : présidentielles, législatives mais aussi municipales et cantonales. C’est pour cela qu’il est important de travailler d’ores et déjà à notre présence sur la toile, comme nous travaillons les marchés, l’affichage, les réunions tupperware." explique Vincent Feltesse, secrétaire national adjoint du PS aux NTIC, sur le blog du secrétariat national aux TIC.

Le lien "Je veux créer mon blog" n'envoie pas sur une interface de création, mais sur un texte qui encourage à envoyer un email au secrétariat national aux TIC en précissant les coordonnées de la fédération, de la section ou de l'élu demandeur.
http://blogonautes.blogomaniac.fr/in...stID=88&page=1
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Vieux 27/06/2006
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Par défaut L?UMP organise sa blogosph?re

L’UMP organise sa blogosphère

Stéphane Alliès (lefigaro.fr)
22 juin 2006, (Rubrique France)

Le parti de Nicolas Sarkozy lance un portail intitulé «les blogs de la France d’après», où il recense 188 journaux intimes d’élus, militants et autres soutiens au ministre de l’Intérieur. Une façon de reprendre la main vis-à-vis de Ségolène Royal et son programme en ligne.


«Parce que la blogosphère est devenue l’une des principales galaxies de l’univers Internet, nous ouvrons aujourd’hui notre plateforme». C’est par ces mots que Nicolas Sarkozy annonçait le 12 juin, dans le «billet du jour» de www.ump-blogs.com, la nouvelle innovation de l’UMP en matière de web politique. Avec une volonté : «permettre de nous exprimer, de fédérer tous les blogueurs de notre famille, de multiplier leur présence et leur visibilité».
Au menu de ce portail, 188 journaux intimes classés en 6 catégories («élus», «cadres», «Jeunes populaires», «sections locales UMP», «soutien à Nicolas Sarkozy» et «autres», en fait des soutiens aux autres personnalités du parti). Figurent également sur la plateforme deux sélections, amenées à être renouvelées régulièrement. Dans la première, «les meilleurs blogs», l’on retrouve ceux de deux proches du ministre de l’Intérieur, Yves Jégo et Patrick Devedjan, mais aussi ceux de deux anciens premiers ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin.
En revanche, la seconde sélection, «les incontournables», ne fait guère de place à des voix non-sarkozystes, puisque l’on y retrouve les sites de l’UMP , de la convention pour le projet, des Jeunes populaires et de l’agora des femmes . Soit les différentes branches de l’arbre UMP. Y figurent enfin les blogs de François Fillon, Alain Lambert, à nouveau Patrick Devedjan et Thierry Solère . Ce dernier, co-responsable de la stratégie Internet du parti et conseiller général des Hauts-de-Seine, explique, sur son blog, la logique de démarcation de l’UMP vis-à-vis de Ségolène Royal, qui ébauche son programme avec les internautes sur Désirs d’avenir. «Elle dit sur son blog : "Vos idées sont les nôtres ». A l’UMP, nous disons : «Voici nos idées. Discutons-en !" Car, à l’UMP, nous sommes persuadés que la vocation des responsables politiques n’est pas de suivre les vents dominants, mais de tracer le chemin».
Seul hic, le «billet du jour» est le même dix jours après le lancement de la plateforme.
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  #8  
Vieux 27/06/2006
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Par défaut La galaxie Ségolène sur Internet, un florilège de sympathies spontanées

La galaxie Ségolène sur Internet, un florilège de sympathies spontanées

Samuel Laurent (lefigaro.fr)
22 juin 2006, (Rubrique France)



Contrairement à la stratégie web de l’UMP, les initiatives des supporters de Ségolène Royal sur le Net fleurent bon la spontanéité et l’amateurisme. Les blogs de soutien à la candidate socialiste se multiplient de manière quelque peu anarchique, au point qu’un bloggeur a lancé un site destiné à leur offrir aide et conseils.

Segoblogs, « ressources graphiques et aide technique pour la création de blogs autour de la candidature de Ségolène Royal pour 2007 ». Dès la page d’accueil, ce nouveau blog d’un partisan de la candidate socialiste affiche la couleur.
Il s’agit ni plus ni moins d’harmoniser les nombreux blogs de soutien à la candidature de la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes pour 2007. Très présente sur internet par le biais de son site, desirsdavenir.org, la candidate socialiste à l’investiture a parfois du mal à gérer les ardeurs de ses sympathisants.
Il y a quelques semaines, une mini-polémique s’était créée autour d’un de ses blogs de soutien, accessible via un lien sur son site. Ce blog avait évoqué les origines juives des concurrents de Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Evoquée par le Canard Enchaîné, l’affaire avait obligé la candidate à s’expliquer et à retirer le weblog en question des liens de son site. Echaudée, Ségolène Royal a décidé de retirer l’ensemble des liens vers des sites amateurs.
« Villepin, c bancal, Sarkozy c brutal, Ségolène c Royal »
Il semble que l’affaire ait échaudé quelques sympathisants, dont un « jeune étudiant rennais », Nico, 21 ans, le bloggeur à l’origine de Ségoblogs. Sur ce site, on trouve des recommandations à l’usage des internautes désireux de créer des blogs de soutien à Ségolène Royal. « Je constate que l'on retrouve les mêmes articles (issus des quotidiens nationaux en ligne ou des sites d'informations existant sur le web) sur bon nombre de blogs et que cela peut à force s'avérer répétitif et lourd », conseille par exemple « Nico », qui recommande de « ne pas s’éparpiller pour un message plus clair et une meilleure efficacité ».
Parmi les commentaires des visiteurs, nombre de questions, mais aussi de messages de soutien de la part d’autre « segobloggueurs », de plus en plus nombreux sur la toile. En quelques clics depuis l’autre site de « Nico », on trouve une liste complète des différentes pages web et autres blogs de soutien à la candidate. Pour l’instant, l’annuaire n’en recense pas moins de 68. Certains font dans la revue de presse , d’autres dans la « poésie » : « Villepin, c bancal, Sarkozy c brutal, Ségolène c Royal », peut-on lire sur l’un de ces sites.
Cette « galaxie Royal » sur le net se constitue en marge de la communication « officielle » de la candidate. Si celle-ci ne semble pas souhaiter « canaliser » l’engouement des internautes, l’équipe de desirsdavenir.org propose toutefois sur son site une adresse mail destinée au « soutien technique pour la création de sites ou de blogs », au cas où... Décidément, la campagne présidentielle sera virtuelle ou ne sera pas.
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Vieux 30/06/2006
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Par défaut Au rayon Royal, Sarkozy et compagnie, chacun cherche sa marque

Au rayon Royal, Sarkozy et compagnie, chacun cherche sa marque

Un institut applique les méthodes de la pub pour tester l'image des politiques.
par Guillemette ECHAILIER
QUOTIDIEN : jeudi 29 juin 2006

Goûtez le dernier yaourt Sarko pour sa fermeté ! Testez la lessive Ségolène pour sa douceur ! Les hommes politiques sont des marques et les électeurs se promènent dans les rayons des partis pour choisir le produit qu'ils préfèrent. C'est le pari qu'a pris l'institut Millward-Brown, spécialisé dans l'évaluation du capital des marques de consommation courante, en réalisant une étude (1) sur 23 personnalités politiques.

Culture pub.

Dominique Reynié, professeur à Sciences-Po, a apporté sa caution à cette enquête d'un nouveau genre : "La culture des marques travaille forcément la culture politique", explique le politologue, curieux d'ausculter "les premiers électorats" ayant grandi dans un univers saturé par les marques.

Selon cette étude, le trio Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen détient le plus fort "potentiel d'attachement". Installée depuis trente ans, "la marque" Le Pen est très connue, mais cette "visibilité" ne se convertit pas forcément en "préférence". "Alors que Ségolène Royal est arrivée en peu de temps à imposé son image et à attirer des sympathies", précise Dominique Reynié. Dans le rayon de la droite, la marque Sarkozy a fait le vide autour d'elle en quelques années. Quant au label "écolo", il est dans les choux. Les deux leaders des Verts Dominique Voynet et Yves Cochet arrivent bons derniers par manque de visibilité et d'attraction.

"Gentille". Les 779 sondés devaient aussi attribuer à chacun des hommes politiques des traits de caractère. Sarkozy et Royal ont "le sérieux" et "l'intelligence" en commun. Mais quand le premier est perçu comme plus "froid", "arrogant" et "spontané", la deuxième est ressentie comme plus "gentille", "réservée" et "calme". "Elle redonne vie à la force tranquille en suscitant de l'empathie, en conclut Dominique Reynié. Alors qu'un Jospin est plus émotif et peu imaginatif, donc moins attrayant." Dans cette mesure de la personnalité, Sarkozy incarne plus "la fermeté" que Le Pen, champion de "l'arrogance" et de "l'insensibilité", tout comme Villiers, une copie du leader de l'extrême droite en moins intense. Jack Lang et Olivier Besancenot apparaissent comme les marques du week-end, celles de la décontraction assurée.
Bernard Kouchner se voit attribuer plein de qualités : "bonne allure", "déterminé", "rassurant", "éxpérimenté" et "proche des gens". Presque trop pour être une marque politique.

(1) Enquête de Millward-Brown et LightSpeed Research, réalisée par Internet du 15 au 26 mai 2006, sur 779 personnes.
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Vieux 05/07/2006
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Par défaut Le véritable apport de Mme Royal, par Zaki Laïdi

l y a deux mois, il était encore possible de réduire le phénomène Ségolène Royal à une bulle médiatique que la confrontation avec le monde réel ferait éclater. Depuis le 1er juin, cette interprétation se trouve non pas totalement démentie mais sévèrement infléchie par un fait majeur : l'augmentation considérable du nombre d'adhérents au PS, leur détermination à participer à la désignation du futur candidat socialiste à la présidentielle.

Certes, il est encore trop tôt pour affirmer que tous ou même la majorité de ces nouveaux militants voteront mécaniquement pour Mme Royal. Mais au regard de leur sociologie très marquée (jeunes, diplômés, urbains) et de leur mobilisation en masse, on peut imaginer que leur intervention dans la désignation du candidat répond à une volonté de renouvellement, peut-être surfaite mais en tout cas réelle.

Il faut donc prendre le "ségolisme" au sérieux. Il exprime la transformation profonde du sens du politique, qui n'est plus cette réalité qui transcende les hommes pour les projeter dans un monde ou une société différente, mais pour les aider à se réaliser dans leur vécu. Le "ségolisme" n'est ni plus ni moins que l'incarnation de cette révolution où les individus pris en société ne peuvent vivre, s'exprimer et se situer que par rapport à des "mondes vécus", c'est-à-dire par rapport à des contextes professionnels, identitaires, culturels qui organisent leur vie. La révolution des "mondes vécus" n'abolit pas le collectif, mais elle prend son sens premier dans l'individu pour qui un projet de société ne peut plus ressembler à un modèle clés en main renvoyant à un "autre monde". Cela ne signifie pas que l'individu n'ait plus besoin de politique, bien au contraire : ses demandes vis-à-vis du politique s'accroissent et touchent tous les domaines de sa vie. Le politique n'est plus tout mais il est dans tout. Voilà la réalité de notre temps et voilà ce que le "ségolisme" tente de capter.
La forme légitime du politique devient ce que les Anglais ont appelé la life politics, la politique de la vie. La life politics part du bas, des problèmes du quotidien. Elle politise même des sujets qui ne l'étaient pas forcément, comme la scolarisation précoce, le bizutage, etc. Elle détruit ainsi la distinction aristocratique entre haute politique et problèmes de la vie quotidienne. Mais du même coup, déclasse l'expertise, brise symboliquement la distance entre celui qui sait et celui qui doit savoir, précisément parce qu'elle préjuge que chaque citoyen est porteur d'une vérité, d'un fragment d'expérience et de savoir. Et si Ségolène Royal est la seule personnalité politique qui suscite la sympathie des blogueurs, c'est parce que la philosophie des blogs repose sur l'idée que chacun peut apporter son savoir, son expérience en la communiquant aux autres.

Il y a naturellement dans toute cette réalité une part d'illusion, de confusion des genres et de démagogie potentielle. D'autant que l'exemple de M. Blair est là pour nous montrer combien une philosophie fondée précisément sur la life politics a débouché sur une concentration sans précédent du pouvoir politique en Grande-Bretagne. Et il n'y a a priori aucune raison que la France échappe par enchantement à un tel détournement. Mais le fait est là, ce lien au réel du quotidien est bien installé en France. Et le fait que la démocratie d'opinion soit en train de dynamiter la sociologie des militants du PS en est l'expression. Elle bouleverse la hiérarchie des problèmes en survalorisant les enjeux de vie en société par rapport à des questions plus classiques comme la renationalisation de l'électricité par exemple. Elle bouscule les clivages traditionnels, précisément parce qu'elle part de problèmes que les individus n'appréhendent pas sur la base de clivages partisans.

Le "ségolisme" renvoie aussi à une technique politique fondée sur ce que le sondeur américain Dick Morris avait appelé la triangulation politique. Elle a été mise en oeuvre par Bill Clinton avant d'être reprise par Tony Blair. Elle part de l'idée que la droite est politiquement et sociologiquement plus forte que la gauche sur certains sujets, et que les chances de celle-ci seront obérées si elle ignore ou si elle attaque frontalement les valeurs de cette droite.
D'où l'idée de s'approprier certaines thématiques de droite, quitte à en faire un usage politique différent de celui de la droite. Ainsi la gauche peut faire d'une pierre deux coups : conquérir un espace à droite tout en donnant à cette conquête un contenu de gauche. C'est ce qu'a fait Bill Clinton par exemple sur la question de l'équilibre budgétaire. Il a cassé l'image de démocrates impécunieux, y compris en coupant sur les budgets sociaux, mais a réorienté aussi les dépenses publiques dans un sens plus redistributif.

Dans la triangulation, il y a donc deux dimensions : une première qui reflète l'emprise de la life politics dans les représentations du politique, c'est-à-dire qui atténue l'écart traditionnel entre la gauche et la droite. Une seconde qui traduit la volonté de la gauche de conquérir le pouvoir en tentant d'asphyxier la droite. C'est ce que fait Ségolène Royal en évoquant le sujet de l'insécurité et en allant jusqu'à parler d'encadrement militaire pour les délinquants. La référence symbolique à "l'encadrement militaire" la rend populaire à droite, sans pour autant la couper totalement de la gauche puisqu'il lui est tout à fait possible de démontrer qu'un encadrement militaire est socialement préférable à un emprisonnement. La mise sous tutelle des allocations familiales répond au même souci et produit les mêmes effets. Le positionnement paraît spectaculairement autoritaire et coercitif alors que, dans les faits, il s'inscrit dans une logique de rééducation et de responsabilisation.

L'avantage de la triangulation ne s'arrête pas là. Car il donne l'impression de dynamiter les clivages politiques en proposant des solutions nouvelles, qui en réalité ne le sont pas toujours. L'encadrement militaire des jeunes délinquants a déjà été essayé et a été abandonné. Et la mise sous tutelle - qui n'est d'ailleurs pas la suspension - est déjà mise en oeuvre par les juges.
La question, maintenant, est de savoir comment ce double mouvement d'identification à la life politics et de triangulation peut s'étendre et se développer. A l'évidence, le deuxième chapitre de son livre en ligne sur le site Désirs d'avenir paraît insuffisamment mûri. Les observateurs n'ont retenu que la critique des 35 heures qui, elle aussi, a fait l'objet d'une triangulation parfaite : critique des limites de cette loi honnie par la droite, mais insistance sur les dégâts réels ou supposés causés sur les couches populaires. Le reste du document s'inspire de la même démarche mais sans convaincre. Le développement consacré aux délocalisations est d'une très grande confusion. Ségolène Royal cherche, à juste titre, à mettre fin à la diabolisation caricaturale par la gauche de la mondialisation sans sous-estimer les déséquilibres engendrés par cette même mondialisation. Mais elle est loin d'avoir trouvé sur ce registre une expression appropriée.

Il faut prendre le "ségolisme" au sérieux en se déprenant de deux travers qui brouillent son appréciation sereine : la "peopolisation" du jugement politique qui conduit à une adhésion paresseuse à ce qui est à la mode, et son envers, sa disqualification automatique au prétexte qu'elle enfreindrait les règles du jeu politique classique.

Zaki Laïdi est politologue au Centre d'études et de recherches internationales (CERI).

LE MONDE | 04.07.06
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